Cinema Lausanne
L'exploitation cinématographique dans la capitale vaudoise a vécu au cours de ces 30 dernières années, de nombreux changements de propriétaires. En effet, les salles de cinéma de Lausanne cinémas de Lausanne ont tout d'abord connu un boum dans les années 60/70, lorsqu'un certain Georges-Alain Vuille débarqua dans ce microcosme et en bouleversa les règles au point de devenir l'un des plus grands exploitants, distributeurs, producteurs de films et même cinéastes de l'histoire du cinéma Suisse.
En effet, alors qu'il n'était encore qu'adolescent, ses parents - qui n'avaient rien à voir avec le secteur - acquérirent la salle du Colisée dans le quartier lausannois de la Sallaz (salle devenue depuis un salon de jeux) comme on achète un joujou par plaisir. Conseillé par le jeune Georges-Alain Vuille qui indiquait à ses parents quels films devaient être programmés, ce cinéma de Lausanne devint rapidement populaire. Devenu la coqueluche de la région, Georges-Alain Vuille ne tarda pas à mettre la main sur d'autres salles de la capitale vaudoise, au point qu'à l'âge de 18 ans seulement, il était le propriétaire de 3 salles déjà.
En l'espace de quelques années, Georges-Alain Vuille possédait deux sociétés de distribution et plus d'une trentaine de salles de cinéma à Lausanne cinémas de Lausanne , Genève, Montreux et Zurich notamment, empire qu'il avait créé grâce notamment à la Banque Paribas, désireuse d'investir dans le 7e Art. C'est alors que le génial personnage se lança dans la production de films, non seulement en Europe, mais également aux Etats-Unis où il connut tout le gotha hollywoodien. Durant cette période, Georges-Alain Vuille produisit "Clair de Femme" avec Yves Montand, Romy Schneider (ainsi que Roberto Benigni et Jean Réno alors inconnus dans leur première apparition à l'écran!!!) tiré du best-seller de Romain Gary, puis "Ashanti" avec une pléiade de stars internationales (Omar Sharif, Peter Ustinov, Michael Caine, William Holden). A la fin des années 70, Vuille se lança dans l'aventure Tai-Pan, superproduction dans laquelle Steve McQueen devait tenir le rôle principal. Mais des typhons détruisant des décors entiers, la mort du mythique comédien américain (qui cacha à tout le monde son cancer du poumon) ainsi que le retrait de la banque Paribas, épouvantée par tant d'imprévus très couteux, précipitèrent la chute de Georges-Alain Vuille. Ruiné, ses salles et ses sociétés furent reprises par plusieurs de ses concurrents suisses.
C'est ainsi que Miguel Stucky - le même qui, en 1971, menait une manifestation devant les salles de Georges-Alain Vuille pour protester contre la politique de prix de cinéma de Lausanne cinémas de Lausanne !! - reprit plusieurs salles en Suisse romande, et monta sa société Metrociné. Au cours de l'ère Metrociné (années 80 et 90), l'exploitation cinématographiques en Suisse romande déclina sensiblement en terme de qualité: arrivée en masse des pop-corns, premiers multiplexes souffrant de défauts puisqu'ils étaient justement de la 1e génération, économies à tous les niveaux (plus de sièges, moins d'espace, matraquage de la publicité, films passant à la trappe quelques jours après leur sortie seulement, moins de choix...), tout ceci n'arrangea en rien la situation des salles de cinéma à Lausanne, celle-ci malmenée en outre par l'explosition du DVD et des chaînes de TV. En outre, possédant un quasi-monopole sur la région lausannoise, Métrociné parvint à étouffer pratiquement toute concurrence digne de ce nom, mises à part quelques salles art et essai. Seuls le groupe Cine Qua Non - les deux propriétaires, Messieurs Cattanéo et Steiner ayant été des anciens employés de Georges-Alain Vuille!!) parvint très timidement à tenir tête à l'ogre Métrociné. Cependant, peu soutenue par les distributeurs, cette société dut finalement fermer sa salle principale à la rue Mauborget et se concentrer uniquement sur un multiplexe à Malley, dans la proche banlieue lausannoise.
A la fin du millénaire, Miguel Stucky vendit sa société Métrociné (31 salles!) au groupe néerlandais Europlex, propriétaire déjà de chaines de cinéma en Hollande, Italie et en Grèce. En 2006, ce fut au tour de Brian Jones, propriétaire d'Europlex de vendre son bien au groupe Pathé. Au cours de ces dernières années, la quasi totalité des salles de cinéma uniques ont été fermées (même les plus grandes et les plus célèbres, coûts obligent), remplacées qu'elles ont été par des multiplexes.
En effet, alors qu'il n'était encore qu'adolescent, ses parents - qui n'avaient rien à voir avec le secteur - acquérirent la salle du Colisée dans le quartier lausannois de la Sallaz (salle devenue depuis un salon de jeux) comme on achète un joujou par plaisir. Conseillé par le jeune Georges-Alain Vuille qui indiquait à ses parents quels films devaient être programmés, ce cinéma de Lausanne devint rapidement populaire. Devenu la coqueluche de la région, Georges-Alain Vuille ne tarda pas à mettre la main sur d'autres salles de la capitale vaudoise, au point qu'à l'âge de 18 ans seulement, il était le propriétaire de 3 salles déjà.
En l'espace de quelques années, Georges-Alain Vuille possédait deux sociétés de distribution et plus d'une trentaine de salles de cinéma à Lausanne cinémas de Lausanne , Genève, Montreux et Zurich notamment, empire qu'il avait créé grâce notamment à la Banque Paribas, désireuse d'investir dans le 7e Art. C'est alors que le génial personnage se lança dans la production de films, non seulement en Europe, mais également aux Etats-Unis où il connut tout le gotha hollywoodien. Durant cette période, Georges-Alain Vuille produisit "Clair de Femme" avec Yves Montand, Romy Schneider (ainsi que Roberto Benigni et Jean Réno alors inconnus dans leur première apparition à l'écran!!!) tiré du best-seller de Romain Gary, puis "Ashanti" avec une pléiade de stars internationales (Omar Sharif, Peter Ustinov, Michael Caine, William Holden). A la fin des années 70, Vuille se lança dans l'aventure Tai-Pan, superproduction dans laquelle Steve McQueen devait tenir le rôle principal. Mais des typhons détruisant des décors entiers, la mort du mythique comédien américain (qui cacha à tout le monde son cancer du poumon) ainsi que le retrait de la banque Paribas, épouvantée par tant d'imprévus très couteux, précipitèrent la chute de Georges-Alain Vuille. Ruiné, ses salles et ses sociétés furent reprises par plusieurs de ses concurrents suisses.
C'est ainsi que Miguel Stucky - le même qui, en 1971, menait une manifestation devant les salles de Georges-Alain Vuille pour protester contre la politique de prix de cinéma de Lausanne cinémas de Lausanne !! - reprit plusieurs salles en Suisse romande, et monta sa société Metrociné. Au cours de l'ère Metrociné (années 80 et 90), l'exploitation cinématographiques en Suisse romande déclina sensiblement en terme de qualité: arrivée en masse des pop-corns, premiers multiplexes souffrant de défauts puisqu'ils étaient justement de la 1e génération, économies à tous les niveaux (plus de sièges, moins d'espace, matraquage de la publicité, films passant à la trappe quelques jours après leur sortie seulement, moins de choix...), tout ceci n'arrangea en rien la situation des salles de cinéma à Lausanne, celle-ci malmenée en outre par l'explosition du DVD et des chaînes de TV. En outre, possédant un quasi-monopole sur la région lausannoise, Métrociné parvint à étouffer pratiquement toute concurrence digne de ce nom, mises à part quelques salles art et essai. Seuls le groupe Cine Qua Non - les deux propriétaires, Messieurs Cattanéo et Steiner ayant été des anciens employés de Georges-Alain Vuille!!) parvint très timidement à tenir tête à l'ogre Métrociné. Cependant, peu soutenue par les distributeurs, cette société dut finalement fermer sa salle principale à la rue Mauborget et se concentrer uniquement sur un multiplexe à Malley, dans la proche banlieue lausannoise.
A la fin du millénaire, Miguel Stucky vendit sa société Métrociné (31 salles!) au groupe néerlandais Europlex, propriétaire déjà de chaines de cinéma en Hollande, Italie et en Grèce. En 2006, ce fut au tour de Brian Jones, propriétaire d'Europlex de vendre son bien au groupe Pathé. Au cours de ces dernières années, la quasi totalité des salles de cinéma uniques ont été fermées (même les plus grandes et les plus célèbres, coûts obligent), remplacées qu'elles ont été par des multiplexes.
Cinema Lausanne
Situation des salles de cinéma à Lausanne
Histoire récente des salles de cinéma à Lausanne.
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